Douze membres de gangs, dont deux chefs influents, ont été tués dans la nuit du 8 au 9 décembre 2025 au Bel’Air, au terme d’affrontements particulièrement violents entre groupes armés rivaux. Cette nouvelle flambée de violence illustre l’intensification des luttes de contrôle territorial dans ce quartier stratégique de Port-au-Prince.
Au moins douze membres de gangs armés ont été tués dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 décembre 2025 au Bel’Air, un quartier situé dans la périphérie de Port-au-Prince. Les victimes ont été abattues lors d’intenses affrontements mettant aux prises plusieurs groupes rivaux se disputant le contrôle de cette zone stratégique.
Parmi les personnes tuées figurent les individus connus sous les pseudonymes « Dèdè » et « Vag », chefs respectifs des blocs Perpétuel et rue Tiremasse. Ils ont été éliminés, avec une dizaine de leurs soldats, à Morne Marinette par les hommes du gang « Baz Demeplè », dirigé par un certain Jamesley.

Selon des informations rapportées par Le Facteur Haïti, citant plusieurs témoins sous couvert de l’anonymat, les hostilités ont éclaté lundi soir à la suite d’un malentendu impliquant Frandy, frère de Jamesley et membre influent de la « Baz Demeplè ». Ce différend aurait dérapé en violents échanges de tirs, provoquant des pertes dans chacun des trois camps impliqués.
Les résidents du Bel’Air ont vécu une nouvelle nuit de terreur, retranchés chez eux tandis que les rafales d’armes automatiques retentissaient dans le quartier. Aucune information officielle n’a pour l’heure été communiquée par les autorités, qui peinent à reprendre le contrôle de la zone.
Cette nouvelle tuerie au Bel’Air n’est que le reflet d’une insécurité généralisée qui frappe aujourd’hui l’ensemble du pays. Des dizaines de quartiers sont pris en otage par des groupes armés, les enlèvements se multiplient, les populations fuient leurs foyers et les institutions s’affaiblissent face à la montée de la violence. Alors que les affrontements se propagent de région en région, Haïti traverse l’une des crises sécuritaires les plus graves de son histoire récente, laissant les citoyens dans l’attente d’une réponse nationale capable d’enrayer l’expansion des gangs et de ramener la stabilité sur tout le territoire.