La Police nationale d’Haïti (PNH) a mené, le samedi 17 janvier 2026, une opération sécuritaire d’envergure à Village-de-Dieu, un quartier stratégique de la région métropolitaine de Port-au-Prince, longtemps sous l’emprise de groupes armés. Cette intervention s’inscrit dans le cadre des efforts continus des autorités visant à affaiblir les gangs et à rétablir progressivement l’autorité de l’État dans les zones considérées comme à haut risque.
Selon des informations rapportées par le média Radiographie, l’opération a été appuyée par l’utilisation de drones kamikazes, marquant une nouvelle étape dans les méthodes employées par la PNH pour faire face à des groupes lourdement armés. À l’issue des affrontements, au moins quatre individus présentés comme des membres de gangs opérant dans la zone auraient été tués.
Le déploiement policier s’est déroulé de manière progressive. Les forces de l’ordre ont d’abord procédé à un nettoyage du secteur de Ti Fanny, une zone jugée stratégique pour l’accès à Village-de-Dieu. Cette phase avait pour objectif de sécuriser le périmètre et de permettre l’avancée des unités spécialisées vers le cœur du quartier, où opère notamment le chef de gang Johnson André, connu sous le surnom d’Izo 5 Segond.

Au cours de l’intervention, la PNH a également récupéré un camion de marchandises transportant du fer, qui avait été volé par des individus armés. Cette récupération met en lumière les activités criminelles menées par les gangs, lesquelles affectent non seulement la sécurité, mais aussi l’économie et la libre circulation des biens dans la capitale.
Jusqu’à présent, les autorités policières n’ont pas communiqué de bilan définitif concernant d’éventuelles arrestations ou saisies supplémentaires. Toutefois, la PNH a réaffirmé sa détermination à poursuivre et à intensifier les opérations contre les gangs armés sur l’ensemble du territoire national.
Alors que Village-de-Dieu demeure un symbole de l’insécurité chronique qui frappe certaines zones urbaines du pays, cette opération est perçue comme un signal fort envoyé par les forces de l’ordre. Elle traduit la volonté des autorités de reprendre le contrôle des territoires perdus et de rétablir un climat de sécurité au bénéfice de la population civile.