La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a émis des avis de recherche visant plusieurs personnalités publiques, dont le magistrat de Port-au-Prince, Raph Youry Chévry, l’ancien député Arnel Bélizaire, ainsi qu’un individu identifié comme Smith Joseph. Ces mandats s’inscrivent dans le cadre d’une enquête d’envergure portant sur des infractions présumées considérées comme particulièrement graves par les autorités policières.
Selon les informations communiquées par la DCPJ, les personnes concernées sont activement recherchées pour leur implication présumée dans une série de faits relevant du blanchiment d’avoirs, du trafic d’armes, de l’association de malfaiteurs, ainsi que d’autres infractions liées à la sûreté de l’État.
Les enquêteurs évoquent notamment des soupçons de financement d’activités terroristes, d’actes assimilés à des attentats, et de complot contre la sûreté intérieure de l’État. Ces accusations s’inscriraient dans une démarche plus large visant, selon la police judiciaire, à démanteler des réseaux susceptibles de menacer la sécurité nationale et la stabilité institutionnelle du pays.
La DCPJ indique que ces avis de recherche font suite à plusieurs mois d’investigations et de collecte de renseignements, sans toutefois divulguer, à ce stade, les éléments précis du dossier pour des raisons liées à la poursuite de l’enquête.
Cette affaire survient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par une montée des violences armées, une circulation accrue d’armes illégales et des inquiétudes croissantes autour de l’infiltration de réseaux criminels dans certaines sphères de la vie publique.
À ce jour, aucune des personnes visées par ces mandats n’a publiquement réagi aux accusations portées à leur encontre. Conformément aux principes de droit, elles sont présumées innocentes tant que leur culpabilité n’aura pas été établie par les autorités judiciaires compétentes.
La DCPJ appelle toute personne disposant d’informations susceptibles d’aider à localiser les individus recherchés à collaborer avec les forces de l’ordre.
Cette évolution judiciaire pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage politique et institutionnel, alors que le pays traverse une période charnière de son histoire récente, où les enjeux de sécurité, de gouvernance et de confiance publique demeurent au cœur des préoccupations nationales.