Le Conseil des ministres réuni ce lundi a acté un important remaniement au sein de l’équipe gouvernementale, marqué par la nomination de onze nouveaux ministres et d’un secrétaire d’État à la Communication. Cette réorganisation s’inscrit dans un contexte national particulièrement sensible, où les autorités entendent renforcer l’action publique.
Parmi les principales nominations, Mario Andrésol est désigné ministre de la Défense, tandis que Dumas Pithagore prend les rênes du ministère des Sports. Raina Forbin est nommée ministre des Affaires étrangères et Vijonet Déméro hérite du portefeuille de l’Éducation nationale.

Sandra Paulemont dirigera désormais le ministère de la Planification et de la Coopération externe. Marcelin Aubourg est nommé ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, alors qu’Emmanuel Ménard prend la tête du ministère de la Culture et de la Communication. Marc-Élie Nelson est désigné ministre des Affaires sociales et du Travail. Joseph Almathe Pierre-Louis dirigera le ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC). De son côté, Stéphanie Smith est nommée ministre du Tourisme, et Moïse Louis ministre de l’Environnement. Patrick Chrispin occupera les fonctions de secrétaire d’État à la Communication.
Nouveaux directeurs généraux
En parallèle, sept nouveaux directeurs généraux ont été installés à la tête d’institutions publiques stratégiques. Rodolph Grégoire Emile est nommé au Fonds d’Entretien Routier (FER), Joseph Bernard Mathias Chetigny à l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN), Daril Balthazar au Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS) et Joselyn Pierre à l’Office d’Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT).
Hans Celestin prend la direction de l’Office National d’aviation civil et de Lutte Contre la Corruption (ULCC/OFNAC), Pierre Richard René est nommé directeur général au ministère de l’Agriculture, tandis que Bernard Élie occupera cette fonction au ministère de la Défense.
État d’urgence décrété
Au cours de la même séance, le Conseil des ministres a adopté un arrêté décrétant l’état d’urgence dans les départements de l’Artibonite, de l’Ouest et du Centre. Cette mesure exceptionnelle vise à permettre aux autorités de faire face à la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante dans ces régions.
Ce vaste mouvement au sein de l’administration publique traduit la volonté des autorités de redynamiser l’appareil d’État et de répondre aux défis urgents auxquels le pays est confronté.